1. Constitution d'un dallage

Un dallage se compose de trois éléments (fig. 6.1):

  • Une forme (ou sous-couche ou encore fondation) constituée d'une épaisseur de matériaux. Choisis et mis en oeuvre de manière à obtenir une plateforme saine et stable, apte à recevoir le corps du dallage.
  • Le corps du dallage proprement dit, constitué d'une dalle en béton armé ou <non armé>, culée en place et reposant sur la forme.
  • Une finition ou un revêtement, permettant de satisfaire aux spécifications concernant les tolérances géométriques d'emploi et de donner au dallage les qualités de surface désirées, tout en assurant une certaine résistance aux actions mécaniques (telles que celles dues aux engins de manutention, aux actions chimiques éventuelles, etc.…).


2. Forme ou sous-couche

La forme repose sur le sol partiellement décapé de la terre végétale, nivelé et éventuellement consolidé et assaini par drainage avec couche anticontaminante si nécessaire. 

Dans certains cas, le son en place peut constituer une assise suffisamment stable pour recevoir directement le corps du dallage. C'est notamment le cas de sols rocheux ou caillouteux et de ceux dont le module de réaction est supérieur à 20 MPa / m. 

Cette forme doit avoir une finition qui permette de régler avec le maximum de précision la plateforme  su laquelle est coulé le corps du dallage. 

Elle peut être réalisée en grave-ciment, grave ou grave-laitier. Ses performances mécaniques sont égelment fonction de la puissance du compactage. 

La plupart des désordres proviennent des déformation à long terme.

Aussi, la fondation doit-elle avoir certaines caractéristiques physiques et mécaniques.

  • Insensibilité à l'eau
  • Homogénéité
  • Portance uniforme et suffisante


3. Corps du dallage

3.1 Béton

Pour de raisons obscures, les règles professionnelles <Travaux de dallage> se réfèrent à des notions et à des notations périmées en ce qui concerne la définition de la résistance du béton à la traction.

Elles définissent en effet la contrainte de rupture par flexion-traction (o8), la résistance nominale du béton en flexion-traxtion (oN), au sens des règles CCBA (68), mentionnent également la résistance caractéristique (oCAR), ainsi que la contrainte de rupture par traction mesurée au moyen d'un essai brésilien.

Il semble que toutes ces valeurs doivent être déterminées à partir d'essais pour lesquels ni l'âge du béton ni le nombre d'éprouvettes, ni le mode d'interprétation des résultats ne sont précisés.

Il en résulte des prescriptions assez confuses. Pour aider le lecteur à s'y retrouver, il nous semble utile de dresser un tableau de correspondance entre ces différentes notions (valeurs des contraintes en MPA) en indiquant en outre la corrélation approximative avec le dosage en ciment.

Quoi qu'il en soit, le béton du corps du dallage doit avoir une bonne résistance à traction. Il ne semble pas raisonnable de descendre en-dessous de 300 kg/m3 pour le dosage la fissuration et la perméabilité.

3.2. Armatures

Pour tous les types de dallages, l'armature la plus appropriée est le treillis soudé. Pour la facilité de mise en oeuvre et de positionnement de l'armature, il est recommandé d'employer des panneaux de préférence à des rouleaux.

Dans le cas de fortes sollicitations qui nécessitent par exemple un dallage <armé> (voir paragraphe 3.3), on peut avoir recours aux panneaux sur devis afin de rechercher une optimisation du coût des aciers.

L'enrobage doit être compatible avec le mode d'exécution, conforme aux règles BAEL et au moins égal à 20 mm.

Le diamètre des treillis soudés employés ne doit pas excéder H/10, h étant l'épaisseur du corps du dallage.

L'écartement (“℮” o “Є”) des fils ne doit pas excéder:

  • 2 h. (en cas de charges localisées)
  • • 3.5 h. (si le dallage n'aura à supporter que des charges rêpartiés).

Le recouvrement des panneaux de treillis soudés dans chaque direction doit être réalisé de sorte que l'ancrage total (chaptire 1, titres 2.3.3 et 2.3.4 soit assuré).


4. Revêvetement ou finition

Le choix d'un revêtement de sol est primordial et ne doit en aucun cas être sous-estime. Il est basé sur une étude minutieuse des diverses contraintes liées au type d'utilisation du dallage.

A titre d'exemple, les revêtement de sols industriels le plus couramment utilisés sont realisés par intégration, à la couche superficielle du béton du dallage ayant à peine commencé sa prise, d'un mélange de granulats durs et de ciment, soit par saupoudrage à sec de granulats durs, soit par étalement d'un micro-mortier (chape incorporée). Un revêtement ne peut posséder à la fois toutes les qualités requises.

Il est donc souvent nécessaire d'établir un compromis entre diverses exigences qui peuvent être contradictoires. Elles doivent être classées par ordre d'importance.